
Dans cette section, vous trouverez une sélection de termes, plus ou moins techniques, utilisés dans le domaine des transports en commun, du ferroviaire et des mobilités au sens large. Certains de ces termes présentent un ancrage historique et sont spécifiques au réseau bruxellois.
A
Accoupler
Manoeuvre consistant à assembler deux ou plusieurs véhicules ferroviaires afin de former une rame unique, pouvant être conduite depuis une seule cabine lorsqu’ils sont compatibles en unité multiple. Cette manœuvre peut également concerner l’attelage de locomotives ou de véhicules remorqués.

Aiguillage à pointes avancées :
Type d’aiguillage dont les lames (pointes mobiles) sont placées plus en amont par rapport à la zone de déviation effective. La divergence du rail commence plus loin que dans un aiguillage classique.
Allège
Locomotive supplémentaire placée en queue de convoi, en plus de celle(s) déjà présentes, dont le rôle est d’apporter un surplus de puissance et d’adhérence pour franchir une section difficile (forte rampe, déclivité importante).
Amplitude de service
Durée pendant laquelle un réseau ou une ligne de transport en commun est en exploitation au cours d’une journée, entre le début du premier service (premier départ) et la fin du dernier (dernier départ ou dernière arrivée).
ATC (Automatic Train Control)
Système de signalisation ferroviaire automatisé qui contrôle et sécurise la circulation des trains ou métros en surveillant en continu leur vitesse et leur position, et en intervenant automatiquement (freinage, limitation de vitesse) si le conducteur ne respecte pas les consignes de sécurité, par exemple en cas de dépassement de vitesse ou de risque de franchissement d’un signal fermé. La signalisation CBTC qui sert de base à l’exploitation des lignes de métro ou trains régionaux automatiques en est un exemple alors qu’on parlera plus de systèmes ETCS pour le ferroviaire (en Europe).
Autorité organisatrice des transports (AOT)
Entité publique (état, région, ville, collectivités, etc.) responsable de l’organisation des services de transport. Dans les missions habituelles, on retrouve la fixation de la politique tarifaire, le dimensionnement de l’offre ou encore l’organisation de l’exploitation.
B
Baignoire (arrêt en)
Arrêt de bus ou de tram où la chaussée a été abaissée par rapport à son niveau initial pour atteindre la hauteur requise du quai. Ce type d’arrêt est prévu lorsque l’aménagement des lieux ne permet pas de rehausser suffisamment le quai.
Ballast
Couche de pierres concassées placée sous les traverses d’une voie ferrée (tram ou train).
Banalisée (voie)
Voie équipée pour permettre la circulation des trains dans les deux sens.
BHNS (Bus à haut niveau de service)
Ligne de bus offrant des performances proches d’un tram ou d’un métro grâce à des aménagements spécifiques qui améliorent la vitesse, la régularité et le confort. Ces bus se distinguent souvent des bus classiques par leur carrosserie, leur livrée ou leur aménagement intérieur pour se rapprocher de l’apparence d’un tram pour des raisons marketing ou opérationnelles.

Boa
Tram ou métro constitué d’un seul long véhicule articulé, où les voyageurs peuvent circuler librement d’un bout à l’autre, sans séparation entre les voitures.
Bourreuse
Machine de maintenance des voies ferrées utilisée pour compacter le ballast sous les traverses et corriger l’alignement des voies.
Butoir
Dispositif placé en fin de voie en cul-de-sac servant à arrêter les trains ou trams qui dépasseraient la limite de la fin de voie.

C
Cadencement
Principe d’organisation de l’offre de transport consistant à faire circuler les véhicules à intervalles réguliers et répétitifs (par exemple, toutes les 15, 30 ou 60 minutes), plutôt que selon des horaires irréguliers.
Cantonnement (« block system »)
Principe de sécurité ferroviaire consistant à diviser une voie en sections successives, appelées cantons, dans lesquelles la présence d’un seul train est autorisée à la fois, afin de garantir un espacement minimal de sécurité entre circulations.
Avec l’amélioration des techniques de signalisation, un cantonnement mobile (type CBTC ou ERTMS niveau 3) est devenu possible, moyennant l’installation d’équipements de signalisation ad hoc. Concrètement, une zone de sécurité dynamique suit chaque véhicule, ce qui permet de réduire la distance nécessaire entre véhicules et donc d’augmenter la capacité de la ligne.
Capillaire (ligne)
Ligne de desserte locale, en général en rabattement sur une ligne plus structurante du réseau.
Circulation
Tout mouvement d’un véhicule ferroviaire sur une ligne.
Cisaillement
Configuration d’infrastructure où deux itinéraires de circulation se croisent au même niveau, obligeant un train à couper la trajectoire d’un autre train pour poursuivre sa route.
Chalandise (zone de)
Zone géographique d’où provient la majorité des usagers d’une ligne, d’un arrêt ou d’une station.
Chapeau de curé (triangle de retournement)
Dispositif permettant à un tram de changer de sens à un terminus en l’absence de boucle de retournement classique. Il était principalement utilisé par les anciens trams unidirectionnels, équipés d’une seule cabine de conduite à l’avant. Le dispositif se compose de trois voies formant un triangle, nécessitant une marche arrière parfois en pleine circulation. Ces aménagements ont été progressivement remplacés par des terminus « en tiroir ».


Charge
Nombre de voyageurs à bord d’un véhicule à un moment donné.
Chaudron
Structure principale, la caisse ou le squelette métallique d’un véhicule ferroviaire.
Coeur de croisement
Partie centrale d’un aiguillage ou d’un appareil de voie où deux rails se croisent permettant aux roues d’un véhicule de passer d’une voie à l’autre.

Coffre de voies
Structure de fondation préparée pour supporter la voie ferrée. Il s’agit de la partie excavée sous le ballast, conçue pour assurer la portance, le drainage et la stabilité de l’ensemble de la voie (ballast, traverses, rails).
Communication
Tronçon de voie servant à passer d’une voie à une autre voie parallèle. On parle de communications croisées ou en X quand il y a une double communication « en miroir ».


Complexe
Ensemble de voies et d’aiguillages dans une zone.
Contre-rail
Rail secondaire qui, à l’intérieur de la voie ferrée, double le rail porteur pour guider les boudins des roues lorsque le train franchit un aiguillage ou traverse une zone critique (notamment une courbe). Il permet de limiter le risque de déraillement et d’en limiter l’ampleur si celui-ci survient en permettant le maintien le véhicule ayant déraillé sur l’assiette ferroviaire.

Coupon de voie
Section de rail.
D
Déclassement
Décision par laquelle un véhicule est officiellement retiré du service commercial.
Double traction
La double traction est un mode d’exploitation dans lequel deux locomotives sont attelées en tête d’un même train pour en assurer la traction simultanément.
Par rapport à une exploitation en unité multiple, où le conducteur de la locomotive de tête commande l’ensemble des locomotives couplées, la double traction requiert la présence d’un conducteur dans chacune des locomotives, ceux-ci devant synchroniser leurs actions (accélération, freinage) pour assurer la conduite du train.
Dwell time (temps d’arrêt)
Temps d’arrêt d’un véhicule à une station ou à un arrêt, correspond approximativement à la durée des échanges voyageurs et d’un éventuel surstationnement.
E
Ecartement double (voie à double écartement)
Voie ferrée équipée d’un rail supplémentaire permettant la circulation de trains conçus pour deux écartements de voie différents sur la même infrastructure. Cette solution technique est utilisée pour assurer l’interopérabilité entre deux réseaux ferroviaires historiquement construits avec des écartements distincts sans avoir à reconstruire entièrement la voie ou à transborder les voyageurs et marchandises d’un train à l’autre à la frontière des deux réseaux.

Espagnol (quai à l’ )
Configuration de station (tram, métro ou train) dans laquelle une voie est encadrée par deux quais, un de chaque côté du véhicule, afin de séparer les flux de voyageurs montant et descendant. Cette disposition permet de réduire le temps de stationnement nécessaire aux échanges voyageurs (dwell time). Le nom provient de la généralisation de cette architecture de quai dans les années 1930 à Barcelone.

F
Film de destinations
Ancien type d’afficheur de destination (girouette) utilisé sur les bus et tramways les plus anciens. Il se compose d’une bande/d’un film imprimée déroulable entre deux rouleaux, permettant d’afficher l’une des destinations possibles.

G
Gabarit tremblé, dynamique ou cinétique
Volume qu’un matériel roulant peut occuper lorsqu’il circule. Ce volume doit rester libre de tout obstacle.
Girouette
Dispositif d’affichage placé à l’avant (et parfois sur le côté ou à l’arrière) d’un bus ou d’un tramway, indiquant le numéro de ligne et la destination.
Graphiqué (service/circulation)
Se dit d’un service planifié à l’horaire et intégré au planning d’exploitation. Le terme provient du diagramme utilisé historiquement pour représenter les différentes circulations prévues, en fonction du temps de parcours et de la distance.
H
Haut-le-pied
Déplacement d’un véhicule sans voyageurs, effectué hors service commercial pour des raisons d’exploitation (par exemple pour rejoindre ou quitter un dépôt).
Homme-mort
Dispositif de sécurité destiné à vérifier l’état de vigilance du conducteur d’un véhicule ferroviaire en mouvement. Il repose sur une action continue du conducteur, par pression sur la manivelle du manipulateur ou par contact du doigt sur une pastille sensitive.
I
Indice
Numéro ou code attribué à chaque service de l’offre de transport.
Intermodalité
Utilisation d’au moins deux modes de transport différents au cours d’un même trajet.
Interstation (ou inter-arrêts sur le réseau de surface)
Portion de ligne comprise entre deux stations consécutives, généralement utilisée pour le métro ou le pré-métro.
J
K
Kilomètre mort
Distance de déplacement d’un véhicule effectué sans voyageurs, en dehors du service commercial.
L
(en) ligne
Se dit d’un véhicule en service commercial (service avec voyageurs)
Liaison
Tronçon de voie servant à passer d’une voie sur une autre voie non parallèle.
M
Maillage (d’un réseau)
Organisation et densité des lignes et stations d’un réseau, permettant aux usagers de se déplacer efficacement d’un point à un autre. Un réseau maillé offre suffisamment de connexions pour relier efficacement les différentes zones couvertes.
Marche à blanc
Phase finale de test « grandeur nature » avant la mise en service d’une nouvelle infrastructure ou d’un nouveau matériel roulant, réalisée en circulation réelle mais sans voyageurs.
Midibus
Bus de petite taille (8 à 11m), plus petit qu’un bus standard mais plus grand qu’un minibus, utilisé principalement dans des environnements urbains contraints (rues étroites) ou sur des lignes peu fréquentées.

MaaS (Mobility as a Service)
Concept et modèle de service consistant à intégrer différents modes de transport (bus, tram, métro, train, vélo en libre-service, trottinette, covoiturage, taxi, etc.) au sein d’une plateforme numérique unique permettant à l’usager de planifier, réserver et payer l’ensemble de son déplacement multimodal en une seule opération.
Mohring (effet)
Concept qui met en lumière le cercle vertueux de l’amélioration de l’offre généré grâce à l’amélioration de la fréquentation. Une augmentation de la demande (du nombre de voyageurs) permet à l’opérateur d’augmenter la fréquence à coût par usager quasi constant. Cette augmentation permet de réduire le temps d’attente moyen aux arrêts, générant une amélioration de la qualité de l’offre et de son attractivité, générant à son tour une augmentation de la demande.
En s’appuyant sur cet effet, il y a un intérêt à concentrer l’offre sur certains corridors forts plutôt que de la disperser.
Multimodalité
Possibilité d’utiliser plusieurs modes de transport différents pour effectuer un même déplacement.
N
O
Odomètre
Dispositif ou capteur embarqué dans un véhicule qui mesure la distance parcourue à partir de la rotation des roues et permet d’estimer la position, notamment en l’absence de signal GPS fiable.
P
Pantographe
Dispositif articulé installé sur le toit d’un véhicule à traction électrique (tramway, train, métro) permettant de capter le courant depuis une ligne aérienne (caténaire).

Part modale
Indicateur clé en transport mesurant la proportion d’un mode de déplacement spécifique (voiture, vélo, marche, transports en commun) par rapport au total des trajets dans une zone et une période données.
Patinage
Glissement des roues sur le rail dû à une adhérence insuffisante, généralement provoqué par des conditions humides, verglacées ou huileuses. Ce phénomène se produit notamment en automne, lorsque les feuilles écrasées forment une fine couche glissante sur le rail.
PCC (Presidents’ Conference Committee)
Modèle de tramway développé aux États-Unis dans les années 1930, à l’initiative d’un consortium d’opérateurs de transport urbain nord-américains cherchant à moderniser le matériel roulant face à la concurrence de l’automobile, en se basant sur des normes techniques unifiées et améliorées. On le retrouve encore à Bruxelles et dans d’autres villes.

Peigne (de voies)
Ensemble de voies ferrées parallèles reliées par une succession d’aiguillages, formant une configuration en éventail semblable aux dents d’un peigne.

People Mover (navette automatique)
Système de transport en commun léger, entièrement automatisé et sans conducteur, destiné à déplacer des passagers sur de courtes distances, notamment pour accéder à ou circuler dans de grands sites tels que aéroports, ports, campus ou parcs d’attraction.

Perche
Dispositif de captation du courant d’une ligne aérienne de contact (caténaire) et fixé sur le toit d’un trolleybus ou d’un tram. Contrairement aux trolleybus, sur les trams modernes, la perche a été remplacée par un pantographe.

Podium (arrêt en)
Arrêt de bus ou de tram aménagé avec un quai surélevé par rapport au trottoir. Une marche marque la transition entre le quai et le reste du trottoir. Cet aménagement permet un embarquement de plain-pied aux usagers lorsque les contraintes locales ne permettent pas de rehausser suffisamment l’ensemble du trottoir.

Pointe (prise en pointe d’un aiguillage)
Franchir l’aiguillage en arrivant du côté des pointes, là où les lames mobiles se séparent pour diriger le véhicule vers l’une ou l’autre direction.
En pousse (train ou marche)
Configuration ferroviaire opposée au train tracté, dans laquelle la locomotive est placée à l’arrière du convoi et le pousse. Une voiture-pilote est alors nécessaire en tête afin d’assurer la conduite à distance du train.
Prise en écharpe
Collision oblique entre deux véhicules ferroviaires, survenant généralement au niveau d’un aiguillage, au cours de laquelle un véhicule percute latéralement l’autre.
Production kilométrique
Indicateur d’exploitation qui mesure le nombre total de kilomètres parcourus par les véhicules d’un réseau de transport en service commercial.
Q
R
Rabattement (ligne de)
Une ligne est dite de rabattament quand elle a pour objectif premier d’amener des usagers d’une certaine zone vers un axe de transport plus structurant/plus important leur permettant de poursuivre leur trajet. Il peut s’agir, par exemple, d’une ligne de bus de desserte locale offrant une correspondance avec une ligne de tram, de métro ou de train.
Radiale (ligne)
En opposition à une ligne tangentielle, ligne qui relie le centre-ville (ou un pôle central) à la périphérie.
Rattrapage
Collision par l’arrière survenant lorsqu’un train ou un tram percute un autre convoi circulant devant lui.
Rebroussement
Manœuvre consistant à repartir dans le sens opposé à celui de son arrivée sur la même voie.
Refoulement
Manoeuvre consistant à faire reculer le tram ou le train.
Régie (exploitation en)
Mode de gestion dans lequel le service est exploité directement par l’exploitant public ou l’autorité organisatrice (AOT), sans recours à un opérateur externe. Il s’oppose à la délégation de service public ou à toute forme d’exploitation sous-traitée à une entreprise tierce.
Réversible (rame)
Train composé de manière à pouvoir circuler dans les deux sens de marche sans qu’il soit nécessaire de dételer la locomotive pour la replacer en tête de train.
Pour que cette réversibilité soit rendue possible, une locomotive doit se trouver à une extrémité de la rame, tandis qu’une voiture pilote ou une seconde locomotive doit être attelée à l’autre extrémité.
Rupture de charge
Transfert d’un véhicule à un autre, d’une ligne à l’autre = correspondance
S
Sablier (arrêt en)
Aménagement d’arrêt de tram caractérisé par un rétrécissement ponctuel de la chaussée, obtenu par l’élargissement des trottoirs et des quais, afin de permettre un embarquement de plain-pied des usagers.
À Bruxelles, les arrêts ‘COTEAUX’, réaménagés en 2022, constituent les premiers exemples de ce type, suivis notamment par les arrêts ‘ROYALE’ et ‘PETIT SABLON’ (configuration en demi-sablier).
SAE : Système d’aide à l’exploitation et à l’information voyageurs
Système permettant le suivi automatisé et permanent des véhicules d’une flotte de transport. Il permet la gestion en temps réel des véhicules en ligne mais également de fournir et gérer les données utilisées pour informer les voyageurs (annonces sonores, temps d’attente en temps réel, messages de perturbation, etc.)
Saut-de-mouton
Un saut-de-mouton est un ouvrage d’art permettant à une voie ferrée d’en croiser une autre à des niveaux différents, grâce à un pont ou un passage souterrain, sans intersection à niveau. Il en résulte un gain de sécurité mais aussi de capacité en limitant les conflits de circulation.

Serpent de charge
Graphique qui représente, pour chaque arrêt d’une ligne, le nombre de passagers présents à bord d’un véhicule (bus, tram, métro) au fur et à mesure de son trajet.
Service partiel
Exploitation d’une ligne de transport en commun sur une portion seulement de son tracé habituel, sans desservir l’intégralité des stations ou arrêts prévus en service normal.
Shuntage
Phénomène par lequel les essieux d’un train mettent en contact électrique les deux rails, permettant ainsi aux équipements de signalisation de détecter la présence du train ou du tram sur une section de voie.
Surstationnement
Situation où un véhicule reste arrêté sur une voie, en gare ou en ligne, pendant une durée supérieure à celle prévue dans son horaire initial.
T
Talonner (un aiguillage)
Un véhicule prend un aiguillage en talon lorsqu’il arrive du côté opposé aux pointes, c’est‑à‑dire du côté des deux voies qui convergent.

Tamponnement
Collision par l’arrière entre deux véhicules (tramways ou bus), survenant lorsqu’un véhicule percute celui qui le précède dans le même sens de circulation.
Tangentielle (ligne)
Ligne de transport reliant deux zones périphériques d’une agglomération sans passer par le centre, par opposition à une ligne radiale. Elle facilite les déplacements de périphérie à périphérie, contribue au maillage du réseau et permet de décharger les axes radiaux ainsi que les principaux pôles de correspondance du centre.
Taquet ou sabot dérailleur
Pièce métallique ou appareil monté sur le rail et permettant de faire dérailler tout véhicule tram ou train s’y engageant. Est utilisé pour provoquer un déraillement « contrôlé » et présentant moins de risques qu’une collision avec un danger situé plus loin (aiguillage sensible, fin de voie, etc.).

Tête à queue
Manœuvre où un train arrive dans une gare ou un terminus, puis repart dans le sens opposé en utilisant la même locomotive. Celle-ci est dételée, contourne le convoi, et se remet alors en tête de l’autre côté de la rame.
Tiroir (terminus ou voie en)
Voie de manœuvre, généralement située en terminus, permettant un rebroussement des trams (demi-tour) ainsi que leur stationnement temporaire.

Trafic (ou demande) induit(e)
Phénomène par lequel l’augmentation de la capacité d’une infrastructure de transport , typiquement l’élargissement d’une route ou la construction d’une nouvelle voie, génère, à terme, un volume de trafic supplémentaire qui n’existait pas auparavant, au lieu de simplement fluidifier la circulation existante.
Cette dynamique s’explique par l’amélioration des temps de parcours et des conditions de circulation, qui incite les usagers à modifier leurs comportements et leurs préférences de mobilité. Par conséquent, après quelques années, le niveau de trafic, et souvent de congestion, revient à son niveau initial, voire le dépasse.
On peut également observer ce phénomène à l’ouverture d’une nouvelle ligne de transport. La ligne 14 à Paris et l’Elizabeth line à Londres sont deux lignes structurantes dont la mise en service a permis des gains de temps de parcours significatifs pour traverser leur région. Dans les deux cas, la fréquentation de la ligne dépasse le simple report observé depuis les autres lignes existantes ou des autres modes de déplacement. Il y a donc bien une demande de déplacement nouvelle.
Le phénomène contraire est l’évaporation du trafic.
Train de véhicules (surtout bus)
Phénomène où plusieurs véhicules d’une même ligne circulent de manière groupée et arrivent simultanément ou très rapprochés, généralement en raison de perturbations (retards, congestion, forte affluence). Il traduit une dégradation de la régularité de la ligne.
Tram 2000
Première série de tram à plancher bas intégral mis en service à Bruxelles en 1993.
Sa particularité technique réside dans son bogie articulé (BAS-2000), sans essieu classique, composé de deux grandes roues motorisées indépendantes et de deux petites roues de guidage. Cette conception expérimentale et unique permet de s’inscrire dans les rayons de courbure réduits typiques des vieux réseaux urbains mais est actuellement source de nombreux problèmes de bruits et de vibrations.

Transfert modal (ou report modal)
Désigne le changement de mode de transport utilisé par les voyageurs ou les marchandises pour effectuer un déplacement.
Thermomètre de ligne
Support visuel qui montre l’ensemble du parcours et des arrêts d’une ligne (= schéma de la ligne)

Troisième rail
Rail d’alimentation électrique utilisé notamment pour les métros (et parfois certains trains), fournissant le courant nécessaire à la traction et aux équipements embarqués. Le captage du courant s’effectue au moyen d’un frotteur (ou patin) en contact avec ce rail, en remplacement du pantographe.
Truck
Dans le jargon de la STIB, tram de service utilisé pour des opérations techniques ou de maintenance du réseau.
Tube de transport
Espace dédié à la circulation des véhicules (métro, tramway, bus), matérialisé par un tunnel dans le cas du (pré-)métro ou défini de manière virtuelle en surface. Il regroupe l’ensemble des infrastructures et équipements nécessaires à l’exploitation (voies, alimentation électrique, voirie, quais et installations en station) ainsi que tous les éléments susceptibles d’interagir physiquement ou fonctionnellement avec les véhicules.
U
Unité multiple
Composition de plusieurs véhicules (trains, trams ou métros) accouplés et commandés depuis une seule cabine, fonctionnant comme un seul ensemble. Elle permet d’augmenter la capacité d’une ligne de manière flexible en fonction de la demande.

V
Viennois (arrêt)
Arrêt de tram où la chaussée est surélevée au niveau du trottoir, tout en restant au-dessus du niveau des voies, afin de permettre un embarquement de plain-pied. Par opposition à un arrêt en baignoire où les voies et la chaussée sont abaissées par rapport au niveau du trottoir. La chaussée est dans ce cas utilisée comme quai d’embarquement.
À Bruxelles, l’arrêt ‘LIEDS’, réaménagé en 2022, constitue le premier exemple de ce type.

Vitesse commerciale
Vitesse moyenne « réelle » d’un véhicule en tenant compte, entre autre, du temps d’arrêt aux stations.
Voiture-pilote
Voiture équipée d’une cabine de conduite permettant de commander un train sans que la locomotive ne soit placée à l’avant du train.

Wattman
Ancien terme désignant le conducteur ou la conductrice d’un tram.
