
Alors que la cyclostrade Bruxelles – Wavre – Louvain-la-Neuve prend progressivement forme le long de l’E411, petite réflexion sur son attractivité.
Cette nouvelle infrastructure constitue, et constituera, une amélioration significative par rapport à la situation actuelle, notamment pour les cyclistes en provenance de Wavre et de Louvain-la-Neuve. En revanche, entre Wavre et Bruxelles, le tracé s’éloigne sensiblement des noyaux villageois (Hoeilaart, Genval, Rixensart, Profondsart). Les connexions vers ces centres ne seront donc pas toujours simples, particulièrement aux heures de pointe, en raison d’un trafic dense dans des voiries étroites dépourvues d’aménagements cyclables et d’un relief parfois contraignant.
Des liaisons cyclables confortables, lisibles et sécurisées vers ces villages restent dès lors essentielles pour garantir l’attractivité globale de la cyclostrade. En effet, bien que le parcours le long de l’E411 sera plus confortable, il reste moins direct que l’itinéraire longeant la ligne de chemin de fer (cyclostrade La Hulpe–Bruxelles) De plus, un détour peu confortable sera nécessaire pour rejoindre la nouvelle infrastructure. Les kilomètres supplémentaires pourront toutefois être compensés en temps de parcours, notamment pour les cyclistes équipés de vélos électriques ou les usagers sportifs.
Pour étendre la zone de chalandise et maximiser le potentiel de la future cyclostrade, plusieurs projets connexes constituent des avancées particulièrement bienvenues :
- La liaison cyclo-piétonne Rosières (E411) – Rixensart via le Bois de Mérode / Rue et Chemin du Plagniau, puis par les quartiers résidentiels (voir photos). Cette connexion représente une véritable plus-value : elle permet d’éviter la Rue de La Hulpe tout en offrant un cadre forestier agréable (Zone Natura 2000). Certes, la cohabitation piétons-cyclistes s’annonce difficile et tout n’est pas parfait, mais l’amélioration globale est indéniable. Une signalisation claire et visible sera toutefois indispensable, tant cette liaison reste discrète.

- La cyclostrade de la vallée de la Dyle entre Wavre et Court-Saint-Étienne, qui offrira à moyen terme une connexion cyclable de qualité à l’ensemble du bassin de la Dyle et facilitera la captation des cyclistes ottintois. Cette connexion semble nécessaire pour rendre pertinent un détour par Wavre pour rejoindre Bruxelles depuis Ottignies compte tenu de la qualité moyenne de l’itinéraire actuel entre Wavre et Ottignies.
Dans le même ordre d’idées, le prolongement de la cyclostrade La Hulpe – Bruxelles le long de la chaussée de Bruxelles jusqu’au centre de La Hulpe améliorerait fortement son accessibilité permettrait de résorber un véritable point noir sur l’itinéraire existant.
De manière générale, le réseau cyclable fonctionne comme un réseau de transport en commun : même doté d’excellents atouts, il suffit d’un chainon manquant, une zone dangereuse ou très inconfortable, pour constituer une véritable barrière d’entrée pour des néo-cyclistes.
