
Cet article a été en grande partie rédigé sur la base des informations et des photographies fournies par Christian Vanitterbeek, que je remercie chaleureusement. Aujourd’hui pensionné de la STIB, Christian a été l’un des conducteurs des motrices de service (trucks) 38 et 40, en activité sur les réseaux de tram et de prémétro ainsi qu’agent sur le Wagon 88 du métro.
Entre 1980 et 2010, un étrange grondement résonnait régulièrement dans les tunnels du métro bruxellois. Ce « monstre » nocturne n’était d’autre que le NEU 63, plus connu sous le surnom de train aspirateur.
Sa mission était d’aspirer, non seulement les déchets et la poussière présents sur les voies, mais également la limaille de fer. Cette dernière pouvait en effet perturber la signalisation en provoquant de fausses occupations des voies (« train fantôme »).



Le NEU 63 était autonome et bidirectionnel, capable de circuler sans locomotive ou locotracteur attelé. En raison de l’absence de freinage automatique et de patins électromagnétiques, sa vitesse était limitée à 25 km/h. Lors des opérations d’aspiration, notamment en station, il avançait à allure très réduite, entre 1,2 et 3 km/h.

Il a finalement été déclassé et envoyé chez le ferailleur le 20/10/2010 depuis le site d’Exobois (situé derrière la station Thieffry).


Il fut remplacé par un véhicule plus conventionnel : un train de travaux, désigné de manière très originale NEU 64.
Contrairement à son prédécesseur, celui-ci est tracté par un locotracteur diesel. Il peut toutefois circuler en réversibilité (mode « pousse » du locotracteur) grâce à la présence d’une voiture-pilote.


Fonctionnant au diesel, il est capable d’évoluer hors tension 900 V, ce qui facilite grandement les opérations de nettoyage nocturnes, le troisième rail d’alimentation étant régulièrement mis hors tension pour les opérations nocturnes et quotidiennes de maintenance. Il est remisé sur le site de Demets (rue de Birmingham) aux côtés des autres trains travaux du réseau métro.



