
En matière de mobilité cyclable, s’il y a bien une pépite belge que je retiens, c’est le pont cyclable de la gare de Leuven. Cette passerelle cyclo-piétonne traverse la gare et permet aux cyclistes de franchir les voies sans devoir poser pied à terre. Sa conception évite efficacement les conflits potentiels avec les usagers SNCB et permet de réserver le couloir sous-voies aux piétons sans contraindre les flux cyclistes. Son accès se fait par une rampe en spirale, suspendue au-dessus d’un large escalier.


Plus qu’une simple traversée de la gare, la passerelle crée une véritable connexion cyclable entre le centre-ville et les quartiers vers Kessel-Lo. Le couloir sous-voies, de plain-pied et la passerelle cyclo-piétonne ouvrent littéralement la gare sur les quartiers environnants. Ces aménagements atténuent l’effet de barrière que représente le faisceau de voies ferrées, une frontière urbaine toujours délicat à intégrer urbanistiquement.


La comparaison avec la gare de Namur est significative à bien des égards (population similaire, fréquentation et taille du faisceau du même ordre de grandeur).
À Leuven, la gare a été pensée comme un espace traversable, doté de plusieurs points de franchissement de plain-pied, intégrés au tissu urbain.

À Namur, en revanche, la gare apparaît davantage comme une boîte refermée sur elle-même, difficilement perméable. Ascenseurs et accès exigus, escalators étroits (et souvent hors service), la traversée y relève plus de la contrainte que de l’évidence surtout pour les PMR et cyclistes (à pied). Même pour les usagers du train, la connexion avec les quartiers environnants n’est pas des plus aisée et agréable.

La singulière gare d’autobus sur le toit offre un confort inégalé pour les correspondances TEC/SNCB. Celle de Leuven reste cependant plus accessible pour les clients “non-usagers SNCB” en restant idéalement située à la sortie du couloir sous-voies.


