
Bruxelles, ancien vilain petit canard de la mobilité, particulièrement pour ce qui a trait à la politique cyclable, est citée en exemple dans la rubrique CityLab de Bloomberg « A Belgian Lesson in Taming the Automobile«
On ne peut que se joindre aux propos de l’article.
Si la situation dans la Région et ses 19 communes, est encore loin des top standards des villes pionnières dans le domaine, les choses évoluent positivement ces derniers temps. Il faut aussi dire que Bruxelles revient de loin. Autrefois bastion du tout-à-la-voiture, lourd héritage des 30 glorieuses, et sans cesse ballottée dans une lasagne institutionnelle à écœurer les plus gourmands, la ville a tardé à se réveiller.
Loin des paillettes des pistes cyclables d’Amsterdam, d’Utrecht ou de Copenhague, loin du Tube londonien, du S-Bahn allemand et du RER parisien, loin de l’intégration tarifaire allemande et néerlandaise, les choses ont su progressivement évoluer et cela commence à se ressentir dans les différentes données post-covid disponibles.
Entre 2012 et 2022, la part modale (en tant que mode principal) de la marche est passée de 32 à 36%, celle du vélo de 3 à 9% et celle des transports publics de 24 à 22% malgré un difficile épisode pandémique.
La part modale de la voiture a diminué de 11% pour s’établir à 27% alors que la part des ménages bruxellois possédant une voiture continue de diminuer pour s’établir à 46%.
