
Avec les ponts de mai et face à l’affluence élevée sur les Eurostar, c’était l’opportunité de tester le nouveau Ouigo entre Paris et Bruxelles, fruit d’une collaboration entre la SNCB et la filiale low-cost de la SNCF.
Ce service met en lumière quelques aspects techniques intéressants :
Matériel roulant :
• Le service est assuré par trois rames composées des confortables voitures I11 (8 par rame), tractées par des locomotives polycourant série 18 (Siemens EuroSprinter).
• Le nombre de voitures pélliculées en livrée rose Ouigo étant limité, des voitures habituellement utilisées en service intérieur sont parfois intégrées au gré des révisions du matériel roulant.
Particularités opérationnelles :
• La voiture-pilote BDX, seule accessible aux PMR, n’est pas homologuée en France pour la conduite, ce qui complique le rebroussement à Paris.
• En gare de Paris-Nord (en cul-de-sac), une manœuvre spécifique est nécessaire : la locomotive de tête est dételée, et une seconde loco, en attente sur une voie de service, prend le relais à l’arrière pour permettre le retour vers Bruxelles. Cette opération se répète à chaque arrivée, ce qui signifie qu’une série 18 reste en permanence à Paris.
Côté fréquentation, le pari semble réussi : malgré un temps de trajet de 3h, les trains affichent un taux de remplissage de 75 à 80 %.
